28/10/2026 - Docteurs juniors : une nouvelle opportunité pour lutter contre les déserts médicaux !

Le 2 novembre 2026, près de 3 000 docteurs juniors en médecine générale (2 682 prises de poste enregistrées par le Conseil National des Généralistes Enseignants ) doivent prendre leurs fonctions. Selon les chiffres annoncés, 80 % d’entre eux seront affectés dans des territoires confrontés à des difficultés d’accès aux soins.
C’est une perspective encourageante pour les patients qui peinent à trouver un médecin. Mais qui sont ces docteurs juniors ? Quel sera leur rôle et que peut-on attendre de leur arrivée ?

Qu’est-ce qu’un docteur junior ?

Le docteur junior est un étudiant en médecine qui entre dans la dernière phase de sa formation, appelée phase de consolidation. Pour la médecine générale, cette étape intervient généralement au cours de la quatrième année du troisième cycle.
Il exerce en autonomie supervisée : il prend en charge des patients et réalise des consultations, tout en bénéficiant de l’accompagnement d’un médecin expérimenté, son maître de stage, qui supervise son activité.
Cette année doit lui permettre de consolider ses compétences et de se préparer à son futur exercice professionnel.

Quelles sont ses missions ?

Dans le cadre de ses compétences et de son niveau d’autonomie, le docteur junior peut notamment :

• Assurer des consultations et participer à la prise en charge des patients.
• Effectuer le suivi médical et les actes diagnostiques et thérapeutiques relevant de ses compétences.
• Participer aux actions de prévention, de dépistage et de promotion de la santé.
• Découvrir le fonctionnement d’une structure de soins et le travail en équipe.

Son activité s’inscrit dans un cadre défini de supervision médicale. Il ne remplace donc pas un médecin installé : il poursuit sa formation tout en contribuant à la prise en charge des patients.

Quel impact pour les patients et les territoires en difficulté ?

L’arrivée des docteurs juniors représente une possibilité de renforcer temporairement les équipes médicales dans les territoires qui manquent de médecins mais ils ne peuvent pas être déclarés comme médecins traitants.

Cette année de consolidation est aussi l’occasion pour les futurs médecins de découvrir un territoire, de connaître sa population, de travailler avec les professionnels de santé locaux et de prendre en charge une patientèle.

Une expérience positive peut donner envie à certains de ces jeunes médecins de s’installer durablement sur place.
C’est un enjeu important pour les territoires confrontés aux difficultés de recrutement médical.

Des conditions d’accueil indispensables à la réussite du dispositif

Pour que cette mesure bénéficie réellement aux patients, plusieurs conditions doivent être réunies.

Nous saluons l’engagement des médecins généralistes qui acceptent d’accompagner ces futurs confrères en tant que maîtres de stage.

Les collectivités territoriales et les structures d’accueil ont également un rôle essentiel à jouer : il faut prévoir des logements accessibles financièrement, des locaux adaptés, des bureaux et du matériel informatique pour permettre aux docteurs juniors de travailler dans de bonnes conditions.
Enfin, leur présence ne pourra produire tous ses effets que si elle s’intègre dans une organisation des soins cohérente et durable.

Notre conviction à l’ACCDM

L’arrivée des docteurs juniors constitue une opportunité pour améliorer l’accès aux soins dans les territoires qui en ont le plus besoin.

Il faut saisir cette occasion pour faire découvrir aux jeunes médecins les territoires sous-dotés et favoriser de futures installations. Mais un renfort temporaire ne saurait, à lui seul, résoudre le problème structurel des déserts médicaux.

L’ACCDM restera attentive aux conditions de déploiement de ce dispositif et à ses effets concrets pour les patients.

 

Pour en savoir plus

Retrouvez les informations institutionnelles sur le statut des docteurs juniors auprès du Conseil national de l’Ordre des médecins et de l’Intersyndicale nationale des internes.

• Conseil national de l’Ordre des médecins — Le docteur junior
• ISNI — Informations sur le post-internat